Rentrée sociale de la CFTC : studieuse, chargée et utile

Le 6 septembre 2021 par CFTC UR HDF

La CFTC était reçue à Matignon ce jeudi 2 septembre 2021.

À cette occasion, Cyril Chabanier a pu exposer à Jean Castex sa vison des grands enjeux sociaux de cette rentrée et des huit mois à venir.

Cette rentrée fait la part belle aux premiers bilans économiques et sociaux de la crise. Elle se projette également sur la prochaine élection présidentielle, métronome de la vie politique française. Si ce scrutin ne doit pas être le prétexte à une précipitation du rythme des réformes, il ne doit pas non plus anesthésier le dialogue social. Dans cet « entre deux », la CFTC a fait valoir ce qu’elle considère être les priorités du pays.

Retraites : réformer pour lutter contre les injustices du système

La CFTC reste persuadée qu’il faut réformer l’actuel système qui porte bon nombre d’injustices. Un régime universel de retraite par points nous semble la meilleure voie pour gommer ces inégalités.

Quand la crise sera derrière nous, la CFTC participera à toute concertation visant à préciser les modalités d’un tel régime. Elle est prête, dès aujourd’hui, à parler emploi des séniors, pénibilités ou inégalités femmes/hommes. Elle fuira, en revanche, toute concertation relative à une quelconque mesure d’âge prise isolément. Une telle approche ne ferait qu’accroître les inégalités actuelles tout en compliquant plus encore la situation des séniors sur le marché du travail.

Assurance chômage

A ce sujet, la CFTC a réitéré auprès du Premier ministre son opposition au principe de la réforme.

Sa mise en application dès octobre est d’autant plus inacceptable que la crise sanitaire n’a probablement et malheureusement pas produit toutes ses conséquences économiques.

Alors que le gouvernement lance son « plan d’investissement pour la France de 2030 » afin, entre autres, d’amorcer une trajectoire de plein emploi, alors que l’actualité foisonne d’articles faisant état de difficultés à recruter, toucher maintenant aux règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi ne fait pas sens.

L’heure est davantage à rechercher la meilleure adéquation possible entre les besoins en compétences actuelles et futures, l’offre de formation et autres dispositifs d’insertion ou de reconversion.

Dans cette logique, la CFTC insiste particulièrement sur 3 leviers :

Parce que les 3 leviers précédemment cités sont autant d’objets de dialogue social, la formation professionnelle doit urgemment devenir un objet de négociation en entreprise. Clé majeure de la compétitivité, donc de la stratégie d’entreprise, le plan de développement des compétences doit être négocié en CSE pour mieux partager les objectifs et
les moyens.

Ces dispositifs de formation doivent s’articuler au mieux avec le « plan d’investissement pour la France de 2030 ». Sur ce point, la CFTC a défendu 3 catégories de priorités :

Pouvoir d’achat :

Enfin, la CFTC a rappelé l’importance de prendre des mesures en faveur du pouvoir d’achat des
Français.

Augmentation du SMIC, hausses des salaires, reconnaissances des « secondes lignes », négociations dans l’entreprise (via les NAO), « primes macron » : tout doit être entrepris pour mieux partager les richesses, doper la consommation des ménages et la croissance par la même occasion.

Les urgences et les chantiers ne manquent pas. Il appartient aux responsables politiques comme
syndicaux de rendre utile les 8 mois à venir !

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