FONCTION PUBLIQUE : L’actualité sociale de ce printemps 2018 s’annonce animée…

C’est notamment vrai dans le secteur public envers lequel divers intérêts s’emploient à dresser une partie des citoyens contre l’autre pour arriver à leurs fins, empêchant le dialogue constructif de prendre sa place.

Dans ce contexte, la CFTC prend en considération les réalités qui s’imposent : l’évolution de la société française, la pression exercée par les tenants de la privatisation, la montée en puissance de nouvelles technologies, les contraintes budgétaires … et la place faite aux femmes et aux hommes qui mettent en œuvre, au quotidien, le service public français.

  • Oui, les technologies, dont le numérique, s’imposent dans le quotidien professionnel et sont potentiellement utiles
  • Non, elles ne sont pas source de progrès lorsque leur emploi n’est pas suffisamment réfléchi et organisé en amont
  • Les baisses numériques d’effectifs, là où elles se justifient, doivent se concevoir sur la base de diagnostics précis, par secteurs d’activités et dans la prise en compte concrète du devenir des femmes et des hommes concernés (mobilité sur les métiers, mobilité géographique, départs en retraite par exemple).

 
Les agents du service public, contractuels et fonctionnaires, ne refusent pas le changement !

  • Avec la CFTC, ils soutiennent les conditions essentielles à leur bonne mise en œuvre : des agents publics associés et préparés aux évolutions sont le prérequis indispensable à un service public moderne, efficient, au sein duquel ils trouvent toute leur place !

 

QUELS ACTES CONCRETS POSE LA CFTC POUR LES AGENTS DU SERVICE PUBLIC ?

  • Ceux du dialogue et de la négociation dont la finalité est « l’avenir des agents du service public, par là même, l’avenir du service public ».

 

LA CFTC AGIT POUR :

  • La formation tout au long de la carrière dont les enjeux sont :
    • La capacité d’évoluer en compétence au même rythme que les moyens mis à disposition.
    • La capacité de changer de fonction, de métier, en cours de carrière pour que l’agent public
      • ait la maîtrise de sa mobilité d’emploi au plus près de chez lui et/ou ses projets
      • dispose des compétences en phase avec les besoins de l’employeur public
      • soit en mesure de “rebondir” en cas d’accident de vie (inaptitude physique notamment)
    • Partant du constat que l’agent public (fonctionnaire ou contractuel) est, dans les faits, l’acteur de son déroulement de carrière, des garanties accrues doivent être apportées sur les conditions d’utilisation du Compte Personnel de Formation (CPF).
  • Des conditions de travail définies par les réalités, ce qui implique :
    • L’affectation des effectifs nécessaires sur les secteurs d’activités où l’humain est essentiel (Santé, enseignement, sécurité, …)
    • L’usage des technologies là où elles contribuent positivement au service public
    • La mutation des moyens de réalisation du service publics doit prouver son efficience avant que soient réalisées les diminutions d’effectifs dans les secteurs concernés (contrairement à la pratique actuelle qui est une des sources de la dégradation du service public).
  • Mettre un terme aux conditions actuelles de l’emploi contractuel
    • L’emploi contractuel est une nécessité pour les administrations et répond aux attentes de certains agents.
      • Mais il est, en fonction publique, un outil de précarisation institutionnalisé.
      • L’usage qui en fait par les employeurs publics est injustifiable.
    • L’emploi contractuel doit être pourvu par un contrat à durée indéterminée dès lors que le besoin est durable.
      • Sur cette base, l’alignement des droits et des obligations des agents contractuels sur ceux prévus par le code du travail constituerait une avancée sociale appréciable pour les agents concernés.
         
  • Une rénovation statutaire libérant la mobilité au sein de la fonction publique et des établissements publics :
    • La CFTC ouvre une piste de réflexion en suggérant un recrutement
      • sur concours, commun aux trois versants de la fonction publique (Etat – Territoriale – Hospitalière) et à leurs établissements publics,
      • par niveau de compétence (A – B et C),
      • complété par une qualification professionnelle que l’agent fait évoluer par la formation continue au cours de sa carrière.
        • Ce principe du concours permet de l’appliquer aux agents contractuels. Ce qui implique l’accès à la titularisation dès lors qu’une opportunité se présente et la liberté de faire des « aller-retours » entre secteurs « privé » et « public » comme le souhaitent de plus en plus de jeunes agents qualifiés.

 
SORTIR DU CONFLIT SOCIAL ÉRIGÉ EN MÉTHODE DE DIALOGUE

  • Sur ce point, nous pouvons renvoyer dos à dos la plupart des syndicats et des gouvernements qui se succèdent depuis plusieurs décennies : ils sont dans la manœuvre, l’effet d’annonce et la démonstration de force pour tenter d’arriver à des fins très éloignées de l’intérêt général et de la défense de l’avenir des agents.

 

ET LA CFTC DANS TOUT CELA ?

  • Elle prend acte, avec responsabilité, d’un monde en chamboulement afin d’accompagner les agents du secteur public à s’y adapter. A cette fin la CFTC agit pour l’instauration d’un dialogue constructif, au sein duquel elle entend prendre toute sa part avec sa capacité à pouvoir s’opposer, toujours proposer.
  • Elle puise cette qualité dans ses valeurs morales qui contribuent à faire toute leur place aux femmes et aux hommes du monde du travail sans se perdre dans les combats idéologiques qui stérilisent le dialogue social en France depuis des lustres.

 

NOUS SOMMES “CFTC”, NOUS REGARDONS LES RÉALITÉS EN FACE !

  • Le monde change, la société évolue dans son organisation. Cela bouscule par voie de conséquence le monde du travail et ses salariés.
    Bien ou mal, voulus ou subis, ces changements s’imposent à nous.
  • Notre responsabilité de syndicat responsable est d’en prendre acte pour accompagner celles et ceux des salariés qui nous font confiance.

 

ACCOMPAGNER LE CHANGEMENT POUR EN TIRER LE MEILLEUR

  • Nul immobilisme, nulle résignation, nulle concession dans ce choix : dès lors que nous ne sommes pas en mesure de modifier le cours des choses, notre engagement nous conduit à distinguer ce qui est source de progrès social de ce qui ne l’est pas afin de concentrer nos efforts à limiter les effets négatifs.
  • Les sirènes de l’opposition systématique ou idéologique n’ont pas prise sur notre démarche syndicale.

 

Avril 2018, amelcus@cftc-hdf.fr

Président de l’Union Régionale CFTC Hauts-de-France

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